Cultes du dimanche 7 juin 2020

 

Tramelan Culte 10h00 Reto Gmünder
Sornetan Culte 10h00 Jean Lesort Louck Talom
Haute- Birse Culte à Tavannes
10h00 Daniel Wettstein
Court Culte à Bévilard    
Bévilard Culte 10h00 Jean-Luc Dubigny
Moutier Culte
10h00 Eric Schindelholz
Grandval Culte à Moutier

 

   

Reprise des cultes

Lors de sa conférence de presse du 20 mai 2020, le Conseil fédéral a annoncé la reprise des cultes à partir du 28 mai 2020. Sur la base des recommandations de l’OFSP, les règles suivantes seront appliquées pour la célébration de nos cultes :
- Un espace de 4m2 par personne assise sera respecté (exception faite pour les personnes vivant sous le même toit).
- Les coordonnées de tous les participants seront relevées (les listes ne seront consultées que par les autorités sanitaires et seront conservées sous clé).
- La Sainte Cène ne sera pas célébrée.
- Il n'y aura pas  de chants (assemblée ou choeurs), ni d'apérifif à l'issue du culte.
- Le port du masque est obligatoire lorque l'on fait appel au taxi de la paroisse.
- Les confirmations sont reportées au 20 septembre 2020 (Grandval – Moutier – Court – Bévilard – Haute-Birse) et au 27 septembre 2020 (Tramelan – Sornetan).
- Les services funèbres peuvent de nouveau être célébrés à l’intérieur des églises. Le nombre de participants a été augmenté, mais doit rester dans le cadre du cercle familial.
- Nous espérons reprendre les activités paroissiales en août 2020.
- Les secrétariats paroissiaux restent pour l’instant fermés. Ils restent néanmoins atteignables par téléphone. Les coordonnées des autorités paroissiales sont indiquées dans l'onglet contact de ce site Internet.
Même s'il nous est de nouveau possible de se retrouver dans nos églises, un culte est radiodiffusé tous les dimanches à 10h sur la chaîne de radio Espace2. En ce qui concerne la télévision, le prochain culte sera diffusé le 31 mai 2020 sur RTS Un. Le site www.celebrer.ch vous renseigne.
Les pasteures et pasteurs de nos paroisses continuent d'assurer l'accompagnement spirituel. Ils sont à votre écoute aux numéros suivants :

Liliane Gujer : 079 852 14 64
Eric Schindelholz : 079 758 16 74
Jean-Marc Schmid : 079 682 81 76
Jean-Luc Dubigny : 076 822 21 19
Reto Gmünder : 032 481 15 55
Daniel Wettstein : 032 481 24 06
Françoise Surdez : 032 481 20 05
Philippe Kneubühler : 078 616 71 57
Jean Lesort Louck Talom : 077 512 68 98 

 

La lettre pastorale continuera d'être éditée pendant quelques temps deux fois par semaine : le dimanche et le mercredi. Vous retrouverez les anciennes lettres sous "cultes" 

 

Lettre pastorale N°17, 3 mai 2020

Lettre pastorale N°17

3 mai 2020 

 

« Au commencement, Dieu crée le ciel et la terre. La terre est comme un grand vide… » C’est ainsi que débute la Bible, respectivement que débute le 1er chapitre de la Genèse. Ce texte nous présente ainsi à la fois la création de la terre, mais également la création des hommes devant Dieu.

Pendant des siècles, les juifs et chrétiens ont lu le début de la Genèse comme le début de l’histoire humaine. Les anciens n’avaient pas nos connaissances scientifiques, mais ils savaient très bien exprimer leurs pensées à travers des images et des récits symboliques.

Ceci a duré surtout jusqu’au 19ème siècle où les scientifiques ont découvert des origines différentes et plus anciennes.

Si l’on veut faire une lecture scientifique de la Genèse, on va donc se retrouver devant de nombreuses contradictions car de nombreux faits scientifiques ne sont pas en lien avec ce qui est écrit dans la Bible. On peut certes décider de prendre ce texte à la lettre et dire que tous ces scientifiques ont tort ou de repenser vraiment à notre relation à Dieu ou à la nature.

Ce texte peut aussi nous donner des pistes pour répondre à la question « A quoi et à qui devons-nous notre existence ? ». Dans ce texte, on apprend que Dieu met de l’ordre dans le chaos, que chaque être est à sa place, et que le couple humain n’y entre qu’à la fin pour soumettre la terre que Dieu lui confie. Dieu admire aussi sa création et constate que c’est une très bonne chose. Et ce qui est sûr pour moi, c’est que Dieu n’a pas soumis la terre à l’être humain pour qu’il la détruise, mais pour qu’il en prenne soin.

Aujourd’hui, on peut se rappeler que l’homme et le monde sont bons au départ, et que dans chaque création, chaque homme de Dieu, il y a du bon. Et peut-être peut-on en conclure que l’on doit simplement prendre soin de la nature et des autres.

Julien Neukomm, catéchète professionnel

3mai 2020

 

Lettre pastorale N°15, 26 avril 2020

Lettre pastorale N°15

26 avril 2020

La Paix, plus qu’une promesse !

« C'est la paix que je vous laisse, c'est ma paix que je vous donne. Je ne vous la donne pas à la manière du monde. Ne soyez pas troublés, ne soyez pas effrayés » (Jn 14,27).
Lorsque Jésus prononce cette phrase devant ses disciples, avant la Passion, ça sonne un peu comme une promesse. Jésus n’est pas au bout de ses peines, les disciples non plus. Ils devront vivre la séparation ; Jésus devra traverser la souffrance et la mort. Il faudra la force de Dieu, la lumière du matin de Pâques pour que cette promesse de paix se réalise pleinement : Jésus le plus que vivant, prononce pour ses disciples cette bénédiction : « La paix soit avec vous ! » (Jn 20,19)
Cette paix du cœur, il nous la donne et redonne sans cesse, à nous aussi et à notre monde. Mais Jésus ne donne pas sa paix à la manière du monde. Ce n’est pas une paix de façade, rien à voir avec une paix politiquement ou religieusement correcte.
La paix que nous laisse Jésus, c’est une paix profonde, celle qui nous permet de parvenir à garder confiance, quelles que soient les épreuves à traverser. La paix du Christ ressuscité, c’est cette paix qui permet à notre foi de grandir un peu plus à chaque pas, quel que soit le chemin. C’est ce calme, cette sérénité que nous ressentons quand nous nous plaçons en toute confiance devant Dieu.
Rechercher cette paix du cœur, c’est oser nous abandonner à la volonté du Père. La laisser s’installer durablement en nous, c’est le travail de toute une vie, c’est parfois une lutte dans les temps difficiles et éprouvants.
C’est une paix qui nous engage aussi, envers notre prochain, envers le monde et envers Dieu. C’est une paix qui n’est pas de l’ordre de l’évidence, c’est vrai ! Mais elle en vaut mille fois la peine, car elle est la paix d’un Dieu qui nous invite au risque et à la confiance.
Dieu ne nous laisse pas seuls : pour dépasser nos craintes face à la crise, pour trouver l’élan de continuer ; pour trouver sa paix, il nous donne son Esprit. Et c’est cet esprit qui nous permet de nous sentir en lien profond les uns avec les autres, même en temps de confinement.
Il nous appartient alors de porter en nous notre petit fragment d’espérance, notre part de lumière.
D’une manière ou d’une autre, laissons-nous simplement porter par cette paix donnée ; cette paix essentielle à nos existences : la paix du Christ ressuscité.

Florence Hostettler, étudiante en théologie (UNIGE), Paroisse réformée de Bévilard

Lettre pastorale N°14, 22 avril 2020

Lettre pastorale N°14

22 avril 2020 

Cette lettre pastorale est adressée à tous les enfants. Pour n’exclure personne et reprendre l’idée d’Antoine de St-Exupéry, elle s’adresse à l’enfant qui est encore en vous.
Chers enfants, de nombreuses questions occupent vos journées, comme par exemple pourquoi les moutons mangent-ils des fleurs ou comment les boas peuvent-ils manger des éléphants. Mais très vite, les grandes personnes vont vous convaincre qu’il est nécessaire de s’intéresser à des choses sérieuses (comme le calcul, la grammaire ou la géographie).
Lors de son voyage, le Petit Prince fit de nombreuses rencontres, comme par exemple :
- Un vaniteux qui ne vivait que pour se faire admirer
- Un businessman, tellement pris dans le calcul de ses étoiles, qu’il n’accepte même pas de prendre le temps de vivre une rencontre.
- Un géographe, trop important pour prendre le temps de flâner.
Chers enfants, j’ai bien peur pour vous que si vous acceptiez de toujours vous occuper de choses sérieuses, vous risqueriez de vous retrouver un jour ou l’autre dans une situation semblable à l’un de ces personnages.
Une des rencontres qui m’a le plus marqué de ce livre est la rencontre entre le Petit Prince et le renard. Voici un extrait de leur discussion.
- PP : Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ?
- R : Ça signifie « créer des liens ». Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus. Mais si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde… S’il te plait, apprivoise-moi !
- PP : Je veux bien, mais je n’ai pas beaucoup de temps. J’ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.
- R : On ne connait que les choses que l’on apprivoise. Les hommes n’ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n’existe point de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis.
Chers enfants, je ne vais pas vous apprendre que le monde s’est en partie arrêté durant cette pandémie. Et bien sûr, ceci provoque de nombreux problèmes qui ne sont pas à négliger. Cependant, la presse est très efficace pour vous en parler.
Cette crise permet aussi aux grandes personnes (et aux enfants) de prendre de la distance par rapport à ce qui semble important dans nos vies. Est-ce que le travail mérite autant de sacrifices pour sa famille ou ses amis ? Est-ce si important d’avoir le dernier produit à la mode ? Est-ce qu’il est vraiment inutile de prendre le temps de s’arrêter dans la forêt et d’écouter le chant des oiseaux ? De nombreuses autres questions peuvent compléter cette liste.
Ne serait-ce pas l’occasion d’améliorer les liens avec vos proches, vos voisins et de se reposer la question de ce qui est le plus essentiel pour vos vies ? Je terminerai avec le secret du renard : « On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux. »
N’hésitez pas à lire « Le Petit Prince » de « Antoine de St-Exupéry » pour découvrir ou redécouvrir cette histoire.

Julien Neukomm, catéchète professionnel

Lettre pastorale N°13, 19 avril 2020

Lettre pastorale N°13

19 avril 2020 

 L’univers de la résurrection

Pâques n’a pas réussi à stopper le virus, et les églises ne se sont pas remplies de fidèles glorifiant Dieu, comme le prédisait il y a quelques semaines le président américain !

Une semaine après Pâques force est de constater que des gens meurent toujours (et pas seulement du Covid !) que beaucoup sont hospitalisés et que la population mondiale se trouve privée d’une part de ses libertés. Il n’y a pas eu de coup de pouce divin !
Est-ce vraiment surprenant ?

Pas vraiment pour un lecteur du dernier chapitre de l’Evangile de Jean car les récits d’apparitions du Christ nous font vite prendre conscience que la victoire sur la mort n’a pas suscité triomphalisme et vie en rose. Au contraire l’univers de la résurrection se déploie dans la banalité et la routine.
Les disciples s’en retournent à leur métier, la pêche ! Ces hommes qui ont été les familiers de Jésus sur les routes de Galilée, les témoins du Christ ressuscité, reprennent leur train-train quotidien qui, de plus, tourne au vinaigre, au ratage complet, à l’échec ! Pas un seul poisson…et pourtant le Christ est ressuscité !
Quel étonnant tableau ! Ce qui domine c’est le découragement, l’incertitude, la lassitude et surtout l’impuissance. Et face à cette crise, un Jésus, apparu incognito, qui encourage, qui demande de continuer de jeter les filets, de ne pas s’arrêter, de persévérer, de recommencer !

Et si nous L’écoutions aujourd’hui ? Nous autres, disciples du 21e siècle ! Ne pas s’arrêter, persévérer, recommencer… pas seulement dans le respect des mesures sanitaires mais aussi et surtout dans la solidarité et le combat pour la justice, l’amour, la générosité qui vont bien au-delà du Covid-19 !
La promesse est aussi au bout de l’obéissance et de la persévérance ! Les disciples rempliront leurs filets et ils bénéficieront de surcroit d’une petite grillade préparée par Jésus lui-même au bord du lac. Magnifique épilogue que cette proximité du Christ avec des disciples qui, comme nous, naviguent dans un monde chahuté par des courants de découragements et d’échecs. C’est que malgré TOUT, le disciple vit du feu allumé pour lui sur le rivage et du repas que lui prépare le Seigneur de gloire !

Daniel Wettstein

 

Lettre pastorale N°12, 15 avril 2020

Lettre pastorale N°12

15 avril 2020 

 

Incertitude.

C’est sans doute le mot qui caractérise le mieux la période que nous vivons. Tous les jours nous entendons dans les médias des politiciens et des spécialistes qui nous disent « qu’il ne savent pas ». Comment évoluera la pandémie ? Trouvera-t-on un vaccin ? Quand les écoles pourront rouvrir ? Quand pourrons-nous à nouveau nous réunir ? Ils ne savent pas. Et ils le disent, sans détour, avec humilité. Et c’est peut-être justement l’humilité dont ils font preuve face à ce virus encore méconnu, face à cette situation inédite, qui les rend dignes de confiance.
Incertitude. Tout ce qui avait été planifié et organisé depuis des mois tombe à l’eau. Et nous ne savons pas quand notre vie reviendra à la normale, nous ne savons pas de quoi sera fait demain. Nous devrions organiser nos vacances d’été, mais personne ne sait quelle sera la situation aux mois de juillet et août. Nous ne pouvons dès lors pas nous projeter dans les jours ou les semaines à venir et, avouons-le, nous ne sommes pas habitués à cela.
Face à l’incertitude de l’avenir, nous n’avons d’autre choix que soigner notre présent. Vivre au jour le jour, prendre chacun d’eux comme un cadeau. Mettre sa confiance dans des valeurs simples, universelles, fondamentales. Se rappeler ces paroles de l’apôtre Paul : « Et maintenant trois choses sont toujours là : la foi, l’espérance et l’amour. Mais la plus grande des trois, c’est l’amour ».

Malgré l’incertitude à laquelle nous ne pouvons pas échapper, ou grâce à elle, je vous souhaite de vivre pleinement et sereinement chacune de vos journées !

Philippe Lachat, catéchète

 

Lettre pastorale N°10, Intervention RJB 11 avril 2020

Lettre pastorale N°10, Intervention de Véronique Müller sur RJB

11 avril 2020 samedi Saint

Le lendemain de la crucifixion….

Nous arrivons à la fin de cette semaine de Pâques, plutôt à Pâques proprement dit. Juste avant le dimanche de la résurrection de Jésus, que se passe-t-il ?

La bible ne nous dit pas grand-chose, mais nous laisse deviner le désarroi des disciples de Jésus. D’abord nous lisons que le vendredi ils ont mis le corps de Jésus dans un tombeau vide qui se trouvait tout près du lieu de crucifixion.

Les femmes ont vu comment le corps de Jésus était placé dans le tombeau. Puis elles retournèrent en ville préparèrent les huiles et les parfums pour le corps. Le jour du Sabbat (le samedi), elles se reposèrent comme la loi ordonnait.

Les disciples eux étaient dans une même maison, ils avaient fermé les portes à clé, car il craignait les autorités juives.

Autorités qui avaient fait arrêter Jésus et demandé à Pilate le gouverneur de crucifier Jésus.

Voilà un peu le tableau, l’ambiance qui régnait chez les disciples, et tous ceux qui s’attendait à un règne musclé de Jésus, mettant l’occupant romains dehors en sont pour leur frais.

Jusque-là les disciples et la foule ont écouté les discours de Jésus, annonçant la venue du Royaume de Dieu, ils ont vécu les miracles que Jésus à fait parmi eux. Guérisons, multiplication des pains, résurrection de Lazare.

Et maintenant la prise a été débranchée. Silence radio, mais grande tempête intérieure. Que s’est-il passé ? avons-nous cru à des chimères, où est-il notre Seigneur ? Il ne peut pas avoir été anéanti. Que nous avait-il dit quand il était au milieu de nous ? Ils détruiront ce temple (son corps) mais en trois jours je le relèverai. Qu’est-ce que cela signifie ?

Va-t-il sortir de son tombeau ? On n’a jamais vu ça. Toute leurs assurances ont disparu, maintenant c’est la peur et le néant. Du moins c’est ce qu’eux croient en ce moment.

Et nous nous sommes en face de grandes difficultés, nous sommes confinés chez nous en attendant que ça passe le plus vite possible. Qu’est-ce qui nous reste, sur quoi nous appuyons-nous ? Tout ce que l’humain peut apporter est mis en œuvre avec beaucoup de courage et de sacrifices.

Mais cela suffira-t-il ? Ne faut-il pas nous rappeler à l’instar des disciples de Jésus ce qu’il a dit avant de mourir ?

Ne craignez pas car je suis avec vous tous les jours. Mon amour pour vous ne change pas. Je souffre avec vous et je vous offre mon amour. Venez à l’abri de ma présence, je suis là pour vous dans l’épreuve que vous traversez.

En ses temps troublés où nous ne savons plus où tourner la tête sans voir des catastrophes, il est peut-être temps de lever les yeux comme David le dit dans le psaume  « je lève les yeux vers les montagnes d’où me viendra le secours ? Le secours me vient de Dieu qui a fait les cieux et la terre. »

Bien à vous dans ces temps agités, bonne fête de Pâque les yeux fixés sur le ressuscité qui nous donne la vie, la vie en abondance.

Véronique Müller

Lettre pastorale N°9, Intervention RJB 10 avril 2020

Lettre pastorale N°8, Intervention de Gérald Frischknecht sur RJB

10 avril 2020 vendredi Saint

 Nettoyage de printemps

Aujourd’hui, c’est vendredi-saint, Jésus a été arrêté dans la nuit, convoqué, interrogé, battu et condamné à mourir comme un simple malfaiteur.
Cette nuit, ses disciples ont perdu leurs illusions : eux qui s’imaginaient peut-être élus, dignes d’être placés à la droite de Jésus dans son royaume ; le bien triomphant enfin du mal, avec fanfares et trompettes ; ayant autorité sur les infidèles et les mécréants ; régnant au ciel et sur la terre…
Non ! tout cela ne sera pas ! les disciples se cachent et Jésus est en attente de son exécution…
Nettoyage de printemps…les disciples sont confrontés à l’arrestation et au procès de celui qu’ils prenaient pour un justicier venu les délivrer du joug des puissants…
Non ! Jésus n’est pas venu pour régner de cette manière humaine et guerrière. Il ne veut ni pertes ni fracas…
Dieu fait briller son soleil sur les bons et les mauvais ! Il aime tous ses enfants, et peut-être plus particulièrement ceux qui sont en souffrance…
Jésus veut vaincre la plus grande peur des êtres humains, celle qui les pousse à commettre de grandes fautes, dans l’espoir de l’oublier un instant, ou de l’écarter si c’est possible…
Le Christ lui-même demande à son Père « Ecarte de moi cette coupe ! » avant de se reprendre et d’accepter de tout son être le chemin qui est le sien : la croix des bandits et la mort dans l’humiliation.
« Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux ! »
C’est là la mission de Jésus-Christ : traverser la mort pour montrer à ses disciples - mais aussi au peuple hébreu, aux chefs de la synagogue, aux Romains, au monde entier et à nous-mêmes aujourd’hui, qu’il est bien Le roi, certes, mais un roi d’un genre nouveau, créateur du ciel et de la terre, et qui va ressusciter le 3e jour !
Nettoyage de printemps…Les illusions de pouvoir, de grandeur et de royauté des disciples sont balayées…
Jésus n’est pas venu sur terre pour s’asseoir sur un trône avec un sceptre à la main, tel un antique pharaon !
Non, cette idée doit être remisée…
Il n’est pas venu à la tête d’une armée d’anges pour faire le tri entre ceux qui savent et ceux qui sont perdus…
Ce concept aussi, on peut le jeter…
Jésus-Christ est venu se livrer lui-même pour racheter tous nos manquements, qui nous séparent de l’amour de Dieu ! Pour nous purifier de nos fautes afin que nous retrouvions le bon chemin, celui de l’Espérance ! Et il ira jusqu’au bout, jusqu’à la mort…comme l’agneau sacrifié une bonne fois pour toutes…et pour chacun d’entre nous !
C’est là le nettoyage de printemps de nos idées préconçues fait par le Christ !
La mort n’est pas la fin, et le péché n’est pas définitif !L’Amour et la Miséricorde de Dieu sont plus forts que tout, même en ces temps troublés de pandémie…
Bonne montée vers Pâques en union des cœurs !
Gérald Frischknecht

Lettre pastorale N°11, Intervention RJB 12 avril 2020

Lettre pastorale N°11, Intervention de Jean-Marc Schmid sur RJB

12 avril 2020 Pâques

Aujourd’hui, fin du nettoyage, ou nettoyage final, comme vous préférez.

Après cinq jours de nettoyage partiel, nous arrivons au but de notre grande poutze de printemps. C’est Pâques et Dieu fait toutes choses nouvelles! La mort est vaincue, une vie nouvelle peut commencer dès aujourd’hui.

Oui, aujourd’hui, nous finissons de nous purger de toutes nos peurs, de toutes nos craintes, pour pouvoir repartir et aller de l’avant avec courage et détermination.

Nous vivons des jours troublés, comme les amis de Jésus l’ont fait à l’époque. Ils ont vécu la stupéfaction, la crainte, la peur, l’incompréhension, le découragement; nous nous trouvons dans le même genre de situation qu’eux. Pas pour les mêmes raisons! Mais Pâques est là pour nous rappeler que l’espérance existe, que la lumière luit au bout du chemin.

Aujourd’hui nous sommes encore dans l’obscurité, les événements récents nous ont profondément marqué, nous marquent, et nous marqueront encore longtemps. L’oubli ne sera pas pour cette génération. Mais en revanche, l’espérance, la certitude même de la lumière de Pâques pourra illuminer nos obscurités et nous offrir l’horizon d’une vie purifiée de ses scories, entièrement nettoyée.

Paradoxe du déjà et du pas encore: nous vivons dans les difficultés, nous découvrons nos limites, mais avec une joie sereine, certains que nous sommes que la vie continue, malgré tout. Nous gardons d’espérance d’un avenir de vie!

Alors Joyeuses Pâques!

 

Jean-Marc Schmid, pasteur

Lettre pastorale N°8, Intervention RJB 9 avril 2020

Lettre pastorale N°8, Intervention de Jean-Marc Schmid sur RJB

9 avril 2020 Jeudi Saint

Nous continuons de réfléchir sur les différents nettoyages de nos vies, de nos manières de faire. Le jour de jeudi saint, le dernier soir que Jésus passe avec ses disciples, il accomplit deux actes particuliers, un très connu (le dernier repas), un autre moins connu: il s’agit du lavement des pieds.

Par ce acte, Jésus remet ses disciples à leur place. En leur lavant les pieds (geste que tous ne comprennent pas), Jésus exprime clairement le changement de point de vue que doivent accomplir les disciples. Si lui leur lave les pieds, eux aussi devront faire de même aux gens qu’ils rencontreront.

C’est le grand nettoyage de l’illusion de grandeur. Quand tout va bien, on se sent fort et en confiance. Lorsque le malheur frappe à la porte, toutes nos illusions de grandeur s’envolent. C’est exactement ce que nous sommes en train de vivre avec le COVID-19. Loin la confiance mondialisante aveugle, loin la confiance en nos systèmes de santé capables de résister à une mise sous tension extrême, loin la certitude que rien de pareil ne pourrait plus nous arriver..

C’est aussi la fin d’une innocence. Nous sommes placés entre une exigence d’égoïsme (rester chez soi, diminution des contacts sociaux) et une exigence de compassion et de soutien des plus démunis. L’équation n’est pas facile à résoudre.

Nous sommes mis au défi d’inventer de nouvelles formes de solidarité, tout en nous protégeant et en protégeant nos proches. Mais c’est aussi le moment de nous débarrasser de tout ce qui nous empêche d’aimer et d’avancer! Bon nettoyage!

Jean-Marc Schmid, pasteur

Lettre pastorale N°7, Intervention RJB 8 avril 2020

Lettre pastorale N°7, Intervention de Gérald Frischknecht sur RJB

8 avril 202 Jésus et les marchands du temple.

Nous sommes sur le thème du grand nettoyage de printemps, pour aborder cette semaine Pascale. Une semaine particulière cette année puis que nous sommes en pleine crise du Covid19 et de ses ravages dans le monde.

Aujourd’hui nous allons aborder le jour où Jésus entre à Jérusalem sur le petit d’une ânesse qui n’a jamais été monté.

Dès que la foule l’aperçoit, elle l’acclame : Maranatha béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur. Ils jonchaient le chemin de branches de palmier et de leurs manteaux pour que Jésus passe dessus. Ils l’acclament comme un roi qui doit venir les délivrer du joug romain. Mais Jésus est venu sur un âne, signe qu’il ne vient pas en héros conquérant mais en roi venu apporter la paix.

Il finit par arriver au Temple et comme c’était la préparation de la Pâque (commémoration de la libération du peuple de Dieu de leur esclavage en Egypte), il y avait beaucoup de monde qui venait au temple pour offrir des sacrifices et louer Dieu pour sa fidélité.

Mais quand Jésus entre dans la cour du Temple, il voit des marchands, des changeurs de monnaies qui font du trafic en profitant que des gens viennent de très loin pour faire des gains malhonnêtes.

Alors, il est dit que Jésus fit un fouet avec des cordes, il renversa les tables des changeurs et chassa les marchands du temple. Et il dit cette Parole mémorable : « dans les écritures, Dieu déclare : on appellera ma maison une  maison de prière pour tous les peuples. Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs ! »

Jésus, en tant que Fils de Dieu, vient faire un nettoyage de printemps, il vient renverser des habitudes bien établies.

Dans sa maison de prière faite pour s’approcher de Dieu et lui faire connaitre nos besoins, il renverse l’hypocrisie ambiante, le détournement des choses de Dieu au profit de ceux qui font un gain malhonnête sur la crédulité des pauvres et de ceux qui viennent d’un cœur sincère devant Dieu pour le glorifier.

Aujourd’hui Jésus regarde dans le fond de notre cœur et renverse nos illusions, comme le fait que l’on peut se passer de Lui, ou que l’on peut marchander avec Lui. « Si tu fais ceci ou cela dans ma vie alors je croirai en toi ». Ce n’est pas comme cela que ça fonctionne. Reconnaissons Jésus comme celui qui est venu révéler l’amour de Dieu pour toute l’humanité. Mais nous n’y avons accès qu’en acceptant son cadeau avec reconnaissance. Toutes nos combines pour infléchir la bonté de Dieu ne servent à rien, seul un cœur sincère et purifié par le sang de Christ a accès à cet Amour immense de Dieu pour ses enfants.

Je vous souhaite une journée bénie où vous pouvez vous jetez dans les bras d’amour de Jésus. Maintenant sans prendre de détour.

 Gérald Frischknecht

Lettre pastorale N°6, Intervention RJB 7 avril 2020

Lettre pastorale N°6, Intervention de Véronique Müller sur RJB

7 avril 2020

 NETTOYAGE DE PRINTEMPS

Nettoyage de printemps…mmhm…qu’il y-t’il à nettoyer ? le jardin…c’est fait…les armoires…aussi…peut-être le frigo ? non, là aussi c’est terminé.

Et s’il ne s’agissait pas de nettoyer des objets ou des meubles, mais de nettoyer mon intérieur ? c’est possible cela ?

Oui ! nous pourrions commencer par un jeûne ! un jeûne du corps bien sûr, comme en pratiquent beaucoup de croyants. Celui qui sert à se départir du confortable, du nécessaire même, pour se recentrer sur l’essentiel : son essentiel !

Une ascèse comme Jésus l’a pratiquée au désert pendant 40 jours, rappelant la recherche du peuple hébreu fuyant l’Egypte et qui erra 40 ans ! Le peuple demandait d’ailleurs des signes au Seigneur. Est-ce qu’on est sur la bonne voie ? pourquoi n’y a-t-il pas d’eau ? n’avions-pas assez de nourriture en Egypte ?

Jésus, lui, ne demande rien. Il tient bon. Il jeûne en pleine confiance, et en pleine…conscience aussi… « Père que ta volonté soit faite » …

Son esprit est plus fort que son corps. Le diable lui-même n’a-t-il pas tenté de le faire craquer, lui proposant de changer les pierres en petits pains ?

Un jeûne du corps, certes, mais pas que ! Le temps du Carême commence parfois par la distribution de cendres dans les mains ou sur la tête… pour marquer la détresse, la mortification face au malheur, à la faute commise. Comme au temps des patriarches de la Bible… Mais ces cendres rappellent aussi qu’un feu mourant peut être rallumé ; qu’au baptême, les chrétiens ont reçu la lumière de Dieu, et que celle-ci peut être ravivée facilement.

C’est donc aussi un jeûne du cœur ? de l’intelligence ? du divertissement à tout va ? Oui sûrement, il y a de cela aussi. Se retirer en soi-même, se recentrer sur son intérieur, s’écouter, réfléchir à sa vie, à ses actes, ses besoins et ses élans. Se faire du bien, faire Le bien. Reconnaître le mal, y résister. Jeûner, c’est renoncer à quelque chose, changer de comportement. Pour vivre plus et mieux ensuite !

Mais Jésus nous rappelle que le jeûne doit rester discret, dans le secret de notre cœur….

« Quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage, pour que ton jeûne soit connu, non des hommes, mais de ton Père qui est là, dans le secret… »

Le jeûne du temps de Carême, c’est créer du vide pour pouvoir accueillir l’autre, l’Autre avec un A majuscule ! C’est repartir plus léger, désencombré, mener le bon combat, …pour se relier à Dieu.

C’est un véritable nettoyage de printemps, au-dedans de soi, pour que sa demeure intérieure soit propre afin d’accueillir son hôte de Noël et de Pâques, le Seigneur Ressuscité !

Et ces temps d’isolement, on peut même allumer une petite bougie sur le bord de sa fenêtre en signe de renouveau et de solidarité !

Véronique Müller

Lettre pastorale N° 3, 29 mars 2020

Lettre pastorale N°3

29 mars 2020

CONFIANCE AU SEIGNEUR

En cette période où nous sommes attristés par les effets de la Pandémie que constitue désormais le Corona virus ; En cette période où les enfants de Dieu se sentent menacés dans leur identité, je vous propose de nous ressourcer à l’aide du Psaume 22, 10-12, suivi de cette prière que pouvons retrouver dans « MIETTES DE CARÊME ».
Oui, Tu étais là au jour de ma naissance.
Tu m'as confié aux genoux de ma mère, tout contre sa poitrine.
Contre Toi, je me suis blotti dès ma venue au monde, après être sorti du ventre maternel.
Dès que je suis né je me suis remis entre Tes mains.
Ne T'éloigne pas! Le pire est là qui s'approche, et je n'ai personne.
Psaume 22,10-12
« Dieu des commencements, toi qui enfantes mes espoirs et couves les angoisses,
Offre à mes peurs d'éclore enfin, de libérer l'oisillon du cocon figé des rêves calcifiés.
Renforce ma foi pour qu'enfin je brise la coquille tenace de mes craintes et nombreux pourquoi.
~
Dieu des tendresses, toi qui survoles mon monde et me couvres de tes ailes,
Instruis-moi au frisson, à la douce ferveur de ta grâce qui m'effleure.
Rappelle-moi ta promesse quand je sombre dans l'apathie et la banale ivresse.
Suggère à mes lèvres le goût de ton chant.
~
Dieu des proximités, toi qui habites les espaces et traverses mon désert,
Promène mon errance installée sous mon toit jusqu'aux portes du ciel ouvertes devant toi ».
Jean Lesort Louck Talom, pasteur

Lettre pastorale N° 2, 25 mars 2020

Lettre pastorale N°2

25 mars 2020

Dans mon « coin de prière » chez moi, j’ai une icône très connue : celle où le Christ touche le saint Menas (285-309 env.). La Communauté de Taizé (www.taize.fr) a mis en exergue cette icône, car on peut y voir que Jésus se fait l’ami de chacun et chacune de nous. Elle est appelée aussi l’icône de l’amitié.
En ce temps de confinement, de séparation physique avec l’Église, mais aussi d’éloignement avec sa famille au sens large, de ses amis, il est bon de se rappeler que Jésus le Christ se fait ami intime : « 15 Je vous appelle amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j'ai appris de mon Père. » (Jean 15,15).
Qu’est-ce que Jésus nous a fait connaître de Dieu le Père ? Je crois profondément qu’il nous a surtout enseigné en paroles et en actes l’amour inconditionnel de Dieu : à travers son œuvre et sa personne, Dieu se fait notre ami. Bien qu’isolé aujourd’hui, nous pouvons nous adresser à ce Jésus, notre ami, qui est tout proche de nous : il ose nous toucher, car il ne craint pas la maladie.
En ces temps troublés, où chacun ressent le manque, où notre manière de vivre toujours dans l’action et dans l’avoir doit faire place à l’être, puissions-nous redécouvrir l’importance de l’amitié, de l’amitié de Dieu qui se fait proche de nous en Jésus. Point besoin de produire, d’exceller dans tout ce que nous faisons, l’amitié du Christ nous suffit pour vivre.
Puissions-nous méditer avec cette icône pour redécouvrir l’importance de marcher avec le Christ !
Jean-Luc Dubigny, pasteur

Menas

Lettre pastorale N° 1, 22 avril 2020

Lettre pastorale N°1

22 mars 2020

D’un instant à l’autre, nos journées si souvent trépidantes sont devenus tellement calmes qu’elles peuvent nous faire peur.
Comment les passer sans divertissements ?
Comment vivre le lien aux autres sans pouvoir les approcher ?
Et si cet espace vide était une invitation au silence intérieur, à la méditation, à la lucidité ?
Une prière d’André Dumas :
« Notre Dieu, nous te demandons de laisser le repos venir à notre cœur, à notre pensée et à notre corps afin que nous puissions faire halte et nous démettre de ce qui tourbillonne, se bouscule et s’encrasse en nous.
Tu le sais : malgré les apparences que nous nous donnons d’être calmes et organisés, détachés et concentrés, en réalité, nous ne faisons pas trêve avec nous-mêmes.
Nous remplissons notre temps comme une armoire comble. Nous bourrons nos vies, sans nous laisser d’espace pour les vivre. Nous allons de travaux en divertissements, et nous ignorons le repos.
Fais que nos repos ne nous effraient pas, nous qui savons mal user de la liberté du temps. Fais que nos repos ne nous dissolvent pas, nous qui savons mal vivre le silence et le calme, le retrait et la retraite. »
Liliane Gujer, pasteure

Lettre pastorale N° 0, 20 mars 2020

 

Lettre pastorale N°0
20 mars 2020

 

PASSER AU-DESSUS DES ÉPREUVES

Ce confinement est une épreuve- mais au moins elle n’est pas qu’une épreuve individuelle, non, elle l’est pour toutes nos nations !
Les récits bibliques ne sont pas pauvres en épreuves non plus ! Abraham, Joseph, David, Esther, ….
Cherchons-y de l’encouragement pour les épreuves que nous devons endurés en ce moment !
Et demandons à Dieu de changer notre regard sur ces épreuves !
Par exemple, en s’imaginant d’être un aigle ! Lorsque vous vous envolez le plus haut possible dans le ciel, regardez vers le bas : vous verrez que vous êtes maintenant au-dessus des difficultés. Lorsque vous êtes au milieu d’elles, elles ont l’air de géants au-dessus de votre tête. Mais il suffit de monter dans les hauteurs par la louange, la prière et la Parole de Dieu pour avoir un autre regard sur les épreuves auxquelles vous faites face.
Liliane Gujer, pasteure

Cultes du dimanche 31 mai 2020 - Pentecôte

 

Tramelan Culte 10h00 Jean Lesort Louck Talom
Sornetan Culte à Tramelan    
Haute- Birse Culte à Chaindon
10h00 Reto Gmünder
Court Culte à Bévilard    
Bévilard Culte 10h00 Jean-Luc Dubigny
Moutier Culte
10h00 Liliane Gujer
Grandval Culte à Moutier